Le RER se paie une commission d'enquête parlementaire
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07/12/2011 05:02
L'Assemblée nationale a voté le 6 décembre 2011 la création d'une commission d'enquête sur la saturation du RER parisien, en particulier le RER A. Cette décision intervient au lendemain d'une visite du chef de l'Etat à bord des nouvelles rames à deux étages de la ligne A, et de son discours sur la modernisation des transports urbains.
La saturation des transports en commun est un sujet sensible en Ile-de-France, tout particulièrement pour les 3 millions d'usagers quotidiens des cinq lignes de RER (A, B, C, D, E).
Pour le député Yanick Paternotte (UMP), ce "mode de transport" est "victime de trop d'années en sous-investissement". "Les deux nouvelles rames mises en service hier sur le RER A ne manqueront pas d'améliorer les conditions de transport", a-t-il cependant ajouté.
La mise en service le 5 décembre des deux premières rames nouvelle génération à deux étages, d'une capacité augmentée de 50% par rapport aux classiques, vient clore un épisode de tensions entre l'Etat et la Région qui remonte à 2008.
C'est à cette occasion que s'est exprimé Nicolas Sarkozy (lire notre article). "Le chef de l'Etat a tenu à rappeler son engagement sur le dossier", a expliqué Pierre Morange, député UMP des Yvelines, à l'initiative de cette proposition de résolution pour créer une commission d'enquête (lire).
Une commission d'enquête pour quoi faire ?
Annick Lepetit, députée PS de Paris et maire adjoint aux transports, a estimé qu'une commission d'enquête n'était pas "adaptée au sujet en terme de moyens ou de calendrier". Elle a jugé avec ironie "intéressant" que la majorité se penche sur les transports franciliens. "Il y a un problème majeur, vous faites une commission!", a dénoncé Jean-Marie Le Guen. Le PS a voté contre.
Jacquelyne Fraysse (ex-PCF) a "mis en garde" contre "l'instrumentalisation pour d'autres objectifs" de cette commission, après avoir évoqué la ligne B qu'elle juge "la plus catastrophique" du réseau.



