Le travail "à distance", une tendance irrépressible

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envoyée par
Chronos
20/07/2011 06:42

Conjuguez deux mots, “à distance" et "autonomie" et vous en obtenez un troisième "mobile". Et, puisqu'il faut bien se poser quelque part, ajoutez "tiers-lieu". Vous avez là les condiments d'une révolution sociologique et urbaine.

Les faits sont là. Une croissance soutenue du e-commerce. Un travail à distance banalisé. Les succès de Twitter ou Facebook donnent la mesure d’une sociabilité affranchie du proche. Tout dit que nous nous dirigeons à grands pas vers une délocalisation et une désynchronisation du travail et d'autres activités du quotidien. Ces dernières accompagnent l'autonomie acquise – l'empowerment, dit-on. Les terminaux et les réseaux font le reste.

Les raisons s'accumulent. Les congestions du transport, la flexibilité du travail, le tropisme des proximités, le "voyager léger" et les connectivités, sans oublier les injonctions du développement durable.

L’issue s’impose ? Un transit – ni le travail, ni le chez soi –, mais un "tiers-lieu" – les deux lieux et bien d'autres choses. Le produit d'un ordre sociologique de notre génération.

Quelles conséquences ? Le territoire se déforme. Les innovations surgissent, des acteurs et des marchés inédits et l'élaboration de modèles. Une redistribution des cartes, pour le dire vite.

Tiers-lieux ? Certains soutiennent qu'on y passera le tiers de son temps.

Bruno Marzloff, Chronos www.groupechronos.org