Conjuguez deux mots, “à distance" et "autonomie" et vous en obtenez un troisième "mobile". Et, puisqu'il faut bien se poser quelque part, ajoutez "tiers-lieu". Vous avez là les condiments d'une révolution sociologique et urbaine.
Les faits sont là. Une croissance soutenue du e-commerce. Un travail à distance banalisé. Les succès de Twitter ou Facebook donnent la mesure d’une sociabilité affranchie du proche. Tout dit que nous nous dirigeons à grands pas vers une délocalisation et une désynchronisation du travail et d'autres activités du quotidien. Ces dernières accompagnent l'autonomie acquise – l'empowerment, dit-on. Les terminaux et les réseaux font le reste.
Les raisons s'accumulent. Les congestions du transport, la flexibilité du travail, le tropisme des proximités, le "voyager léger" et les connectivités, sans oublier les injonctions du développement durable.
L’issue s’impose ? Un transit – ni le travail, ni le chez soi –, mais un "tiers-lieu" – les deux lieux et bien d'autres choses. Le produit d'un ordre sociologique de notre génération.
Quelles conséquences ? Le territoire se déforme. Les innovations surgissent, des acteurs et des marchés inédits et l'élaboration de modèles. Une redistribution des cartes, pour le dire vite.
Tiers-lieux ? Certains soutiennent qu'on y passera le tiers de son temps.
Bruno Marzloff, Chronos www.groupechronos.org














Réponses
C'est vrai que cela peut être une solution pour réduire les déplacement domicile-bureau et ainsi réduire les gaz à effet de serre de ce segment. Mais il faut quand même avoir la scission domicile et bureau pour ne pas brouiller le temps de repos et le temps de travail à mon avis. Aussi cela peut fermer le salarié sur la vie de l'entreprise.
Mais sinon le télétravail peut être envisager de temps en temps pour que les salariés puissent prendre un peu de recul par rapport au stress au bureau.
Moi, perso, j'adore travailler de la maison un jour par semaine. Je suis très efficace car je suis moins dérangée qu'au bureau. C'est toujours 1h30 gagnée, où je peux faire autre chose que m'entasser dans les transports avec des gens qui font la tête. C'est aussi le seul jour où je prends le petit déjeuner avec mes enfants...
En plus, je trouve que le sociologue a raison. Avec les mails, skype et compagnie, souvent j'ai l'impression de bosser à distance même au bureau. Alors, le travail à distance, oui, pour une meilleure qualité de vie.
Le meilleur déplacement, celui que l’on ne fait pas ? Philippe Monfort, de Business Orange Services, présente les avantages des solutions de visioconférence qui permettent d'organiser des réunions à plusieurs à distance.