Les transports en commun parisiens arrivent-ils à saturation ?
La question mérite d'être posée au vu des rames de métro bondées matin et soir. Dans cette configuartion, il devient difficile de penser que les personnes en situation de handicap puissent emprunter aisément les transports en commun. Quelles sont les solutions concrètes pour l'amélioration du traffic? Comment mieux circuler?














Réponses
J'écoutais la semaine dernière un représentant du STIF estimant que la fréquentation dans les transports en commun parisiens augmenterait de 50% d'ici à 2020...
A cet horizon, on voit mal comment règler ce genre de problème. Il n'y a ni le temps ni le budget pour remettre à niveau la plupart des lignes et des accès aux voies.
Comme vous le soulignez, dans ces conditions, alors qu'on voit déjà difficilement comment faire rentrer les gens debout dans de bonnes conditions, il est difficile d'imaginer les difficultés que vont rencontrer les personnes handicapées. Et oublions les heures de pointe...
Il y a quand même du mieux en perspective : les rames inter-communiquantes (comme le MP89 de la ligne 1 et de la ligne 14) arrivent petit à petit en version plus moderne (MF2000) sur la 2, la 5 et la 9. Avec moins de places assises, l'ensemble est beaucoup plus spatieux et bénéficie aussi de la clim' et d'écrans multimédias.
La 1 et la 14 continuent de se moderniser avec l'arriver des MP05, tandis que leur rames vont venir remplacer celles de la lignes 4.
On nous promet également le prolongement de la 14 sur un des fourches de la 13 afin de la désengorger, le prolongement du tramway qui doit à terme faire le tour de Paris via la petite ceinture...
En banlieue, les projets de Grand Huit du Grand Paris et de l'Arc Express metrophérique, s'ils ne verront pas le jour avant plusieurs années, devraient permettre de désengorger les RER.
Mais à terme, la question de la mobilité ne pourra pas être réduite par les seuls transports en commun. Le co-voiturage, l'auto-partage, la mobilité douce sont d'autres moyens qu'il faut considérer comme supplémentaire et complémentaire. Et peut-être accepter qu'il ne sera pas possible de rejoindre un bout à l'autre de la ville plus vite que cela n'est possible aujourd'hui.